
Situé sur la commune de Saint Basile, dans un domaine boisé de 85 hectares, à 700 mètres d’altitude, le château de Maisonseule domine la vallée du Doux.
Sa toiture et ses façades sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1983.
Depuis 1990, il a été entièrement restauré par les soins de Yves Lecoq qui l’avait acheté en piteux état. L’humoriste et imitateur aura consacré plus de 30 ans de sa vie à le restaurer.
Il vient d’être vendu au cours de l’année 2022 à Aymar Hénin qui compte le transformer en hôtel de luxe.
Le château de Maisonseule vu du Sud-Ouest. On reconnaît à gauche le « donjon de Saint-Louis », avec sa plateforme crénelée maintenant recouverte d’une toiture et les corbeaux qui supportaient les hourds en bois (échafaudage fait de planches en encorbellement). On aperçoit aussi une archère – ouverture dans une muraille adaptée pour le tir à l’arc ou à l’arbalète – (à droite de la fenêtre supérieure).
Historique
Sa partie la plus ancienne, « le donjon de Saint Louis », a été édifiée au XIIIème siècle . Le château servira de garnison jusqu’au XVIème siècle puis sera transformé en résidence.
Les plus anciens seigneurs connus sont les Sahune (ou Assahune).
L’héritière de Balthazard de Sahune épouse en 1550 Guillaume de La Gruterie. Leur fils Alexandre eut 11 enfants dont Gaspard de Maisonseule, Seigneur de Saint-Basile, reçu chevalier de Malte en 1614.
Le dernier des Gruterie sera Antoine, Comte de Maisonseule, Baron de Lamastre, Seigneur de Retourtour et Désaignes .
Le château revient ensuite aux Chevrier puis en 1759 au marquis de Grollier qui sera guillotiné en 1793.
Maisonseule est vendu comme bien national à la Révolution.
En 1820 il est transformé en établissement d’enseignement. Il donnera naissance à la congrégation des frères Basiliens.
Après avoir été ensuite une colonie de vacances, il est laissé à l’abandon avant d’être acquis par l’imitateur Yves Lecoq en 1990.
Le 8 septembre 2013, à la suite de la foudre, un incendie ravage la toiture du donjon.
Architecture
Côté nord : À droite, l’angle nord-est du donjon sur lequel on remarque les latrines. Adossée au donjon, l’aile nord construite au XIVe siècle était également crénelée et pourvue de hourds. Noter un reste de mâchicoulis, contre le donjon, ainsi qu’une bretèche.
Le château est entouré de douves sèches. Les bâtiments sont répartis autour de la cour d’honneur. « Le donjon de Saint Louis » est situé à l’angle Nord-Ouest. Ce donjon rectangulaire de 12,60 m sur 8,20 m se compose :
- au rez-de-chaussée, d’une cave voûtée en berceau,
- de trois étages avec un étage supérieur qui était couronné d’une plate-forme crénelée dotée d’un chemin de ronde extérieur supporté par des corbeaux de pierre dont les hourds en bois étaient encore visibles après la Seconde Guerre mondiale. Il ne reste qu’une des quatre échauguettes.
Petite fenêtre ouvrant sur une cour intérieure.
Au XIVe siècle ont été ajoutées l’aile Nord, qui comporte une cuisine et la tour Nord-Est, dite « tour des Oubliettes ». L’aile Est en équerre, se termine elle aussi par une tour d’angle. « Pigeonnier ».
Au XVème siècle, la crainte des « routiers », lors des troubles consécutifs à la guerre de Cent Ans, conduit à renforcer les défenses. On ferme le château au Sud et à l’Ouest par de solides murailles. Sa masse imposante prend alors la forme d’un quadrilatère irrégulier flanqué de quatre tours, en sus du donjon qui forme un angle saillant. L’apparition de l’artillerie oblige à concevoir des meurtrières permettant le tir de l’arquebuse ou de la coulevrine.
Au XVIe siècle le château est transformé en résidence avec ouverture de fenêtres à meneaux dans le donjon, de portes de communication et l’aménagement d’un oratoire au premier étage de la tour Nord-Est.
En 1624 le château est totalement remanié avec construction de l’escalier, de la porte actuelle, l’ouverture de larges baies à meneaux. Les planchers sont alors refaits et les poutres sont peintes au pochoir de motifs de rosaces et de fleurs de lys.
La façade orientale avec ses fenêtres à doubles croisillons, résultant des transformations réalisées par Jean de Maisonseule en 1624.
Le château n’est plus ouvert à la visite historique et ne propose plus de chambres d’hôtes.
Selon « les Amis du château de Maisonseule », il sera toujours possible de le louer pour un événement privé, professionnel, institutionnel ou de prestige.
RAD
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